CHRISTOPH KELLER

 

 

 



  cloudbuster
keller
keller
  Cloudbuster Project Maroc

Tour solaire
2007
vidéo couleur et son, 10 min
courtesy l’artiste et Esther Schipper, Berlin

Hypnosis-Film-Project
2007
vidéo couleur et son, 18 min
Courtesy l’artiste et Esther Schipper, Berlin

2010
installation
courtesy de l’artiste et Esther Schipper, Berlin
   
 


   
       
   

 

 

 

 

C’est après des études de mathématiques, de physique et d’hydrologie que Christoph Keller s’est tourné vers l’art. En écho à cette formation, son travail se développe depuis plusieurs années autour de la science au sens large – astronomie, climatologie, ethnologie entre autres. Questionnant tout un pan de la science « rationaliste », il en élargit les possibilités de sens et d’interprétation dans des installations qui font largement référence à certains épisodes de l’histoire scientifique.
De la science, il retient essentiellement des expériences qui visent à rationaliser le monde, à répertorier et à chiffrer ses phénomènes, à transformer des états naturels. Tout en en révélant les ressorts, il les reprend avec un sérieux inébranlable, s’attelant lui-même parfois à refaire des expérimentations très complexes, demandant des connaissances technologiques poussées. Entre l’artiste et le scientifique, Christoph Keller retrouve un peu, bien qu’avec beaucoup de distance, de l’aura du savant tout-puissant, qui a le pouvoir d’intervenir sur le monde.
En travaillant sur des expériences passées ou sur des archives, dont la validité scientifique peut aujourd’hui être mise en doute, et en les inscrivant de plain-pied dans le présent par la réactivation, Christoph Keller les remet en perspective et aborde des sujets actuels, comme le rapport à l’Autre ou à l’environnement.
Au CRAC, il présente deux nouveaux projets : un film réalisé à partir du voyage du Cloudbuster au Maroc et une oeuvre conçue pour les abords du bâtiment. Le Cloudbuster est un appareil élaboré par le psychologue Wilhelm Reich dans les années 50 que Christoph Keller a entièrement reconstruit. Cette machine était capable selon son inventeur de faire tomber la pluie. Christoph Keller l’a déjà fait voyager à Berlin, Ushaïa, Long Island, Manhattan et Braunschweig. Ces projets sont accompagnés de la série photographique Inverse Observatories, archives photographiques de différents observatoires, et de plusieurs films dont Tour solaire et Hypnosis-Film-Project.